Entretenir une dynamique positive

balade et insolite

Elle est belle la vie en vacances, elle est riche.

Riche de tous ces moments passés avec mes enfants en balade à droite à gauche, ou tranquillement à la maison sans impondérable, sans réveil, et avec tellement moins de disputes.

Riche des heures de papotages avec des amies que je vois malheureusement trop rarement, tant leur compagnie est agréable, douce, non toxique ( !).

La joie de me remettre à la couture et la fierté d’avoir réussi deux blouses aux finitions presqu’impeccables, car j’en ai pris le temps

La sérénité des moments de calme passés dans ma maison toute proprette et bien rangée.

Bref des petits « riens » dont j’ai décidé de profiter à fond.

Parce que j’ai compris que c’était à moi de décider. Décider de prendre la vie du bon côté, et de coller un sourire sur ma figure.

Maintenant que les vacances sont finies, il me reste cette dynamique mais je la sais fragile. Je sais comme je peux me laisser happer par les contrariétés, le rythme usant, les tâches qui parasitent le bonheur de se retrouver en fin de journée…

Souvent, j’ai tendance à ruminer en rentrant du travail, mais là, je veux juste essayer de laisser cette partie de ma journée derrière moi quand j’entre dans ma maison et que je rejoins ma famille, d’instaurer une vraie rupture. Je ne veux plus revenir sur ce qui n’a pas été, ce qui m’a énervée, les sujets qui fâchent ou qui plombent l’ambiance. Souvent, ça ne sert à rien, on le sait bien en plus…

Je me doute que ce que j’écris ici va sonner bizarrement aux oreilles de ceux qui « s’éclatent » dans leur activité professionnelle. Mais quand ce n’est pas le cas, je crois de plus en plus qu’il faut remettre le travail à une place qui nous convient et ne pas le surinvestir… Mais ça, j’en reparlerai dans un autre billet…

En attendant, enjoy the little things…

PS : sinon, j’ai mangé plein de lentilles pour tenir mes engagements !

En savoir plus sur … les drones civils (tu nous vends du rêve FMM!!)

Source : ISAE-alumni.net

« En octobre 2015, l’espace aérien des États-Unis sera ouvert aux drones. Comment sera le ciel de nos villes ? »

Drôle de sujet sur lequel plancher, mais comme je me suis donnée pour objectif d’essayer d’écrire sur tout et n’importe quoi, alors je vais au moins tenter ma chance… en commençant par quelques recherches sur internet…

Jusqu’à ce soir, je n’avais qu’une vague idée de ce qu’était un drone (ça commence bien, hein ?). J’imaginais des sortes d’insectes volants et armés jusqu’aux dents !! Bon, maintenant j’ai compris qu’il fallait bien distinguer drones militaires et drones civils, tout aussi laids mais plus ou moins inoffensifs (sauf malheureux accident…) Les drones militaires sont d’ores et déjà utilisés, le débat concerne plutôt l’autorisation des drones civils avec d’un côté, tous les bénéfices qu’ils pourraient nous apporter économiquement entre autres ; et de l’autre, les limitations qu’il faudrait envisager pour éviter les abus, notamment au niveau des atteintes à la vie privée.

Le principal point positif en faveur du développement de l’industrie du drone est qu’elle constitue un gisement d’emplois en devenir : les Etats-Unis prévoient la création de 70.000 emplois dans ce domaine dans les trois années suivants l’ouverture de leur ciel à ces machines ; et 100.000 d’ici à 2025. Pourquoi ? Tout bêtement parce que l’innovation n’en est encore qu’à ses débuts dans le domaine du drone civil et que les perspectives d’utilisation sont multiples :

* le climat, l’environnement : un drone peut effectuer des relevés météos très facilement, observer des phénomènes naturels, voire des catastrophes naturelles sans que personne ne soit en danger,

* l’énergie : les drones peuvent assurer la maintenance et la surveillance des réseaux,

* l’agriculture de précision : les drones pourraient établir la nécessité de traiter ou non telle ou telle parcelle de terre cultivée,

* la sûreté publique : les drones se proposent de rendre nos rues plus sûres,

* l’actualité et le divertissement : les drones seraient de très bons cameramen…

Bref, les amateurs de science-fiction en auront pour leur argent. Facebook a programmé pour 2015 des tests de drones (ou plutôt d’avions sans pilote) qui permettrait d’apporter la connexion internet à des zones géographiques très étendues. Amazon, UPS… prévoient la livraison de leurs colis par drones. Ceci a d’ores et déjà été testé avec succès en 2013.

Côté négatif, le Monde Diplomatique relève que les drones ne sont pas toujours aussi sûrs que cela : les risques de collision sont encore assez importants, c’est pourquoi les constructeurs travaillent actuellement sur une technologie de détection et d’évitement. De plus, d’après le même journal, on peut craindre que ces machines soient facilement piratées par des groupes ou des Etats hostiles.

D’autre part, d’après l’Electronic Frontier Foundation (une organisation de défense des droits sur internet), les drones sont « capables d’intercepter les messages par le WIFI, de suivre simultanément 65 personnes, d’identifier la marque d’un carton de lait à plus de 18000 mètres d’altitude », ce qui mettrait à mal ce qui nous reste encore de vie privée ! Il y a déjà eu des incidents impliquant des drones de loisirs accusés d’observer et de filmer des personnes sur la plage…

Si les États-Unis sont déjà totalement lancés dans leur projet « drones civils », l’Europe est encore pour l’instant « à la traîne » avec 600 drones prévus dans notre ciel en 2020 contre 10.000 aux USA, selon un rapport de l’aviation civile américaine. Notre réglementation n’est, à l’heure actuelle, pas du tout adaptée à une ouverture de notre ciel aux insectes volants. Faut-il le regretter ?

Bien, bien, bien, voilà un gros résumé de ce que j’ai trouvé sur les sites du Courrier International, des Echos, du Monde Diplomatique et Smartplanet, ainsi que chez mon grand ami Wikipédia! A partir de là, j’espère réussir à inventer une petite histoire dronesque pour ce concours organisé par We Love Words… A suivre.

Bonne soirée!

De mes bonnes résolutions alimentaires et de ma tarte à la rhubarbe à IG modéré

tarte rhubarbe

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais, en vacances, j’ai toujours un réveil diététique qui me quitte malheureusement souvent quand les journées redeviennent des courses de fond.

Hier, j’ai ouvert mes placards afin de trouver de quoi confectionner une tarte à la rhubarbe (j’ai un plant hyper prolifique dans mon petit potager en carré) et je suis tombée sur ma farine d’épeautre, ma poudre d’amande, mes flocons de riz, mes lentilles, achetés cet été et totalement oubliés depuis deux mois. Préparer à manger après une journée de boulot, c’est l’inverse d’un plaisir pour moi, et c’est vrai que, même si j’apprécie de manger bio, que je suis ultra convaincue par les bienfaits d’une alimentation à index glycémique bas… et, bien, le soir, j’ai tendance à aller au plus rapide et, les lentilles avec leurs 45 minutes de cuisson perdent souvent le match du minimum d’effort pour le maximum de retours positifs! 

Oui, parce que mes enfants qui mangent tout bio pendant les vacances, et tout industriel (pour faire un raccourci hein!) pendant les périodes de classe ont, comme c’est étrange!, une nette préférence pour les pâtes-ketchup-jambon ou les tartes flambées surgelées. Et ils n’en ont vraiment rien de rien à faire de mes leçons sur l’importance de manger plus de légumes que de pain, ouais, ouais, on peut reprendre une tartine de Nut’?

Bon, tout ça pour dire que,

– comme je ne compte pas laisser mes enfants se bourrer d’additifs et autres conservateurs ou graisses saturés toute leur vie,

– comme j’ai besoin d’un booster de motivation pour me pousser à préparer des repas équilibrés,

et bien, j’allais m’appuyer sur ce blog pour essayer de tenir mes bonnes résolutions sur la durée!

Je ne vais pas me lancer dans des décisions trop ambitieuses, mais :

– éviter les biscuits industriels pour les goûters des enfants, c’est à dire partir sur des biscuits bio le plus simples possibles, ou du pain avec une barre de chocolat ou, mieux!, des biscuits maison.

– préparer des légumes secs au moins une fois par semaine,

– arrêter d’acheter trois paquets de desserts ultra sucrés mais se contenter d’un par semaine, sinon, compotes sans sucre ou fruits!

Voilà, on commence comme ça et on verra si on peut aller plus loin en deuxième période! Je vous tiendrai au courant.

Mais c’est pas tout ça, maintenant passons à la tarte à la rhubarbe!

1- La veille, éplucher la rhubarbe (moi j’en ai beaucoup donc j’en mets beaucoup mais 500 à 600 g devrait suffire), la couper en tronçons, la mettre dans un saladier au frigo avec 3 CS de sucre rapadura.Laisser toute la nuit.

2 – Le lendemain, dérouler la pâte brisée que vous avez dans votre réfrigérateur, non, je déconne, on va faire notre pâte maison, en se basant sur une recette de Marie Chioca, la papesse des recettes équilibrées ultra gourmandes mais en l’adaptant aux ingrédients disponibles : mélanger 200g de farine d’épeautre intégrale avec 3 CS de sucre rapadura, 1/2 sachet de levure, une pincée de sel, 90g de beurre mou et 2-3 CS de lait, de façon à pouvoir former une boule de pâte que vous mettrez une heure au frigo. Attention, elle garde tout de même une fâcheuse tendance à s’émietter mais si j’ai réussi à l’étaler, il n’y a pas de raison que vous n’y arriviez pas!

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2- Sur la pâte, placer la rhubarbe égouttée (gardez le jus de côté) et cuire 1/4 d’heure à four préchauffé à 200°.

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3- Pendant ce temps, préparer le flan avec 2 œufs battus, 150 g de crème de soja, un peu de jus de rhubarbe et 3 CS de rapadura. Mettre sur la tarte et continuer la cuisson pendant 20 bonne minutes (il faut que le flan soit pris).

Et voilà une tarte qui ne fait pas maigrir certes, mais qui a le mérite d’être faite d’ingrédients relativement sains et équilibrés.

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Et vous, quels sont vos principes alimentaires? Êtes-vous très « à cheval » sur l’équilibre ou bien mangez-vous ce qui vous plaît ou vous tombe sous la main?

De la convivialité et de mes lasagnes végétariennes préférées…

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Dérivé du latin convivium qui signifie « repas pris en commun ».

C’est Brillat Savarin qui, en 1825, dans sa fameuse Physiologie du goût a inventé ce concept pour désigner le plaisir de vivre ensemble, d’échanger sincèrement autour d’une table. La convivialité, c’est aussi un processus par lequel on développe et on assume son rôle de convive, ceci s’associant toujours au partage alimentaire.

Partager un repas en bonne compagnie est l’un de mes plus grands plaisirs. Pourquoi ? Déjà, parce que j’aime manger, je suis gourmande de nature. Mais prendre un repas seule me coupe complètement l’appétit. Pour moi, le plaisir d’être à table, c’est avant tout le plaisir d’être ensemble : en couple, en famille, entre amis. Dès lors, je dirais presque, peu importe ce qu’il y a dans l’assiette _ bien sûr, c’est mieux si je me régale_ mais j’ai déjà expérimenté de fabuleux ratages en cuisine qui se sont terminés en excellente soirée.

Il y a bien sûr la convivialité d’une soirée ou d’un déjeuner festif où l’on met les petits plats dans les grands, on cherche à impressionner, on s’habille bien, on fait attention aux sujets que l’on aborde. On cherche à être le meilleur convive possible. Du coup, difficile d’être détendu et de profiter réellement de la soirée. Par chance, je n’ai pas trop souvent besoin d’organiser ce genre de repas.

Ce que j’aime, c’est la convivialité au jour le jour : le fait de se lever plus tôt pour pouvoir prendre le temps de partager un bon petit déjeuner, ENSEMBLE ; l’apéro dînatoire du vendredi soir où l’art de la discussion et celui de la table ne sont pas forcément portés à leur apogée puisque ces soirées se finissent souvent devant un bon film, le canapé déplié en lit : ce n’est pas très glorieux mais quelle manière agréable d’entamer le week-end !

Et puis, il y a les repas à la bonne franquette, ceux que l’on partage le dimanche en famille ou entre amis, ceux où l’on n’est pas obligé de se prendre trop la tête sur le plat à préparer, ceux justement où le contenu peut être simple … mais efficace, comme une bonne fournée de lasagnes par exemple. En général, on prépare un plat de lasagnes classiques et un autre, végétarien (car je ne mange pas de viande). Ce qui est drôle, c’est que les secondes sont souvent autant appréciées que les premières !

Après tout ce laïus, passons à la partie pratique !

La recette de ces lasagnes a été trouvée sur le site Marmiton, et elle est vraiment SIMPLISSIME. Et si moi je dis ça, vous pouvez me faire confiance !

Pour 6 personnes, mélanger 500g d’épinards surgelés décongelés avec un pot de 200g de ricotta et une bonne cuillère à soupe de moutarde forte.

purée d'épinards gourmandeCouper un bloc de feta en petits dés .

feta

Ouvrir un pot de sauce tomate (ça c’est le plus dur).

Au fond du plat, étaler une fine couche de tomate diluée avec un peu d’eau. Recouvrir de feuilles de lasagnes. Mettre la moitié du mélange aux épinards, puis la moitié de la feta. Recouvrir de lasagnes, de la moitié de la sauce tomate. Disséminer le reste de la feta, étaler le reste des épinards , mettre une couche de lasagnes et le reste de la sauce tomate. Parsemer de parmesan râpé. Couvrir d’une feuille d’aluminium et mettre à four préchauffé à 200° pour 20 minutes. Enfin, faire gratiner quelques minutes.

Simple, rapide, efficace et très goûteux, une bonne recette du placard comme j’aime !

Et vous, quelle est votre vision de la convivialité ? Avez-vous des plats fétiches, des moments de convivialité bien à vous? Aimez-vous les lasagnes?

Compétition fatale au mont Tuvastetaire!

ECRIRE

Une histoire écrite à quatre mains avec Abel …

Dans la famille Taire, la communication n’est pas reine. Et lorsqu’il s’agit de décider à qui ira la fortune familiale au décès des parents, c’est une compétition d’escalade qui est organisée, pour départager les trois frères Taire : Alimen Taire, No Taire et Parlemen Taire.

Alimen Taire est l’aîné et ne pense qu’à manger, il n’est pas dans les meilleures conditions physiques pour partir à l’ascension du Mont Tuvastetaire ! No Taire, le second, passe son temps dans son bureau à rédiger des actes divers et variés, et à compter son magot. Le sport, pour lui, est loin d’être une priorité. Parlemen Taire n’est pas un grand athlète non plus, mais c’est le plus sympathique des trois frères : il essaie toujours d’arrondir les angles et de mettre tout le monde d’accord.

Au matin, les trois candidats se retrouvent au bas d’une immense falaise, fort abrupte. Au sommet, la coupe d’or, symbole de la fortune Taire et le juge de l’épreuve : Graba Taire, le doyen de la famille. Tétanisé par la peur, Alimen grignote nerveusement un dernier biscuit. Au comble de l’angoisse, No se ronge les ongles. Il vient d’apprendre que Graba refuse l’énorme somme d’argent qu’il lui proposait en échange d’une victoire assurée. Parlemen, conscient du danger, propose une dernière fois le partage équitable de la fortune entre ses frères et lui. No lui rit au nez.

Le départ est donné. La roche est glissante et nos trois concurrents sont tous en difficulté. Soudain, la corde d’Alimen, pas assez solide pour supporter son poids, commence à donner des signes de faiblesse : elle s’effiloche à toute vitesse. No saisit l’occasion pour dépasser son frère aîné sans un regard de pitié. N’écoutant que son cœur, Parlemen propose à Alimen de s’accrocher à sa corde : il risque pourtant de la voir céder très rapidement. Alors que No prend de l’avance, les deux frères liés recommencent péniblement leur ascension.

Au sommet, Graba se frotte les mains. Son espoir secret est que les trois frères Taire disparaissent pour garder la fortune familiale. Cela semble bien parti. Mais ce sacré No s’approche maintenant dangereusement de lui et de la coupe. Il est sans pitié mais déterminé l’affreux ! Discrètement, Graba verse de l’eau savonneuse le long de la montagne et No, malgré des mouvements désespérés dérape, glisse et finit par s’écraser lourdement au sol. Heureusement, le sac de victuailles de son frère Alimen, tel un providentiel coussin, le sauve d’une fin atroce. Mais c’en est fini entre lui et la fortune familiale : No se demande s’il ne valait pas mieux mourir… et décide de partir grignoter tranquillement les biscuits d’Alimen en réfléchissant à la question.

Quelques dizaines de mètres au-dessus de lui, ses deux frères, essoufflés et pris de vertige, sont au bord de l’épuisement et de la chute. Une petite aspérité dans la roche permet à Parlemen de prendre quelque repos, même si le poids d’Alimen pèse entièrement sur ses épaules. Graba ricane : le destin lui-même est en train de décider qu’il est seul à pouvoir gérer la fortune Taire… et après lui, le déluge !

Graba exécute, presque malgré lui, une petite danse de la joie ; met le pied dans le seau d’eau savonneuse, vacille et bascule dans le vide. Hélas pour lui, il n’y a plus de petit matelas pour le réceptionner et le bruit de ses os fracturés résonne dans la vallée, CRAAAC ! On ne le regrettera pas.

Lentement et péniblement, les deux frères Taire arrivent au sommet et c’est Parlemen qui pose le premier la main sur la coupe. Ce sera donc lui l’héritier de la fortune Taire. Je pense que nous sommes tous d’accord pour dire que c’est mieux comme cela. Peut-être que grâce à lui, on arrêtera de se taire dans la famille Taire…

Un film d’action et de réflexion : Walkyrie de Bryan Singer

walkyrie_affichePréambule :

Tout d’abord, il faut savoir que je ne suis pas du tout fan de Tom Cruise. Non, non, je vous promets.

Physiquement, pour commencer, le voir ne provoque pas une ébauche d’émoi dans mon petit corps de midinette (plus de première fraîcheur ok). Et puis, côté films, pour faire court, mon esprit quelque peu « je regarde Arte et je me la pète » raccourcirait les choses ainsi : Tom Cruise = grosse production hollywoodienne = divertissement bas de plafond. Oui, je sais, c’est super snob comme opinion !

Cela dit, et donc en toute objectivité, j’ai beaucoup aimé Walkyrie que j’ai vu en DVD, après tout le monde bien sûr. Mais peut-être êtes-vous de l’espèce étrange des amateurs de médiathèque vous aussi!

Le film était vraiment prenant et j’ai, dans un premier temps, cru que tout cela était un peu, voire beaucoup romancé. Et donc, comme parfois, j’aime me coucher moins bête, je suis allée faire un tour sur Wikipédia pour vérifier le bien-fondé historique de ce chouette long –métrage de 2008.

Et bien, contre toute attente, on est vraiment tout près de la véritable succession des évènements ayant menés à l’attentat et au coup d’état ratés, contre Hitler, le 20 juillet 1944.

Tom Cruise joue le rôle de Claus von Stauffenberg, un officier de la Wehrmacht qui s’allie avec d’autres militaires pour :

1 tuer Adolf Hitler

2 prendre le pouvoir en détournant le plan Walkyrie, à l’origine rédigé et approuvé par Hitler pour contrer toute tentative de renversement du régime.

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Malheureusement, rien ne se passe comme prévu, et la bombe sensée tuer le dictateur ne fait que très légèrement le blesser. Du coup, la tentative de prise de pouvoir par le groupe de résistants avorte dans l’œuf, avec toutes les conséquences que l’on peut supposer : exécution des intéressés, déportation de leurs proches (la femme de von Stauffenberg sera envoyée à Ravensbrück où elle accouchera de leur cinquième enfant. Elle s’en sortira et ne décèdera qu’en 2006. Ses enfants, placés en orphelinat perdront jusqu’à leur nom pendant la guerre), et grand nettoyage de l’armée pour la débarrasser de tous ses « traîtres ». Hitler va jusqu’à faire exhumer les corps des officiers von Stauffenberg, von Quirnheim, Olbricht et de l’aide de camp Werner von Haften pour les faire brûler et épandre leurs cendres au dessus d’un champ à Berlin.

Aujourd’hui, ces hommes sont célébrés comme des héros : un mémorial de la résistance allemande a d’ailleurs été bâti dans la cour d’honneur du Bendlerblock de Berlin en 1952 : lieu de l’exécution des quatre hommes. Et puis, après quelques débats sur la véritable personnalité de von Stauffenberg, il est apparu que c’était tout de même un homme conservateur avec des opinions nationalistes assez marquées. Il n’était pas convaincu de l’égalité des hommes mais absolument opposé aux tueries de masse de l’Holocauste. Il faut quand même retenir, à la fin, que ces personnes, quelles qu’aient été leurs opinions ont quand même sacrifié leur vie pour en finir avec Hitler. Elles n’étaient pas les seules mais les mouvements d’opposition au Führer ont toutes été très rapidement circonscrites par la police politique : que ce soit l' »Orchestre Rouge », un groupe communiste ou le groupe chrétien « La Rose Blanche ». C’est bien la résistance militaire qui a été le plus proche de réussir à neutraliser Hitler, finalement mort le 30 avril 1945 de sa propre main, moins d’un an après l’opération Walkyrie.

Même si l’on connaît la fin tragique de cet épisode, c’est vraiment très intéressant de comprendre l’enchainement des évènements et de voir à quel point Adolf Hitler est un homme chanceux. Il existe d’ailleurs un livre retraçant cette histoire nommé : La chance du diable (Ian Kershaw)

Bref, un très bon film, à la fois palpitant et enrichissant, parole de FMM! N’hésitez d’ailleurs pas à le regarder en famille à partir de 9-10 ans.

Mein Gott! Mon fils va avoir un correspondant! Chapitre 1…

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Il y a des moments dans votre vie d’ado qui restent des traumatismes :

– votre premier jour d’appareil dentaire,

– celui où, lors de la visite médicale, toutes vos copines se sont rendues compte que vous portiez encore des culottes Petit Bateau,

-ou encore le lendemain de votre passage chez le coiffeur qui adore « mettre en valeur » votre tendance naturelle au volume et qui vous fait systématiquement une coupe imitant à la perfection celle de Mireille Mathieu avec un twist « œuf de Pâques »!

Rajoutons à cette liste non exhaustive bien que déjà digne de quelques séances chez le psychanalyste, l’épreuve du correspondant étranger. Je ne sais pas pour vous, mais j’ai rarement tiré le bon numéro de ce côté : entre l’asocial anglais qui ne m’a quasiment pas adressé la parole pendant la semaine et la correspondante allemande dont le père me faisait atrocement flipper, si bien que, dès 6 heures, le soir, je prétextai une grosse fatigue pour aller retrouver le hamster que l’on avait si gentiment  mis dans ma chambre pour la nuit (quelle adorable attention…)

Bref, le passif étant lourd, lorsque j’ai appris qu’Abel aurait cette année un correspondant allemand chez qui il irait passer une semaine et qui viendrait aussi (Kirche auf den Kuchen!) une semaine chez nous, mon sang de mère n’a fait qu’un tour, et j’ai su… j ‘ai su où était mon devoir : discrètement aider Abel à mettre le maximum de chances de son côté pour récolter un correspondant correct.

Comme malheureusement, je n’ai ni les relations ni les sous nécessaires pour acheter l’enseignante de mon fils, il va falloir faire avec les moyens du bord et en toute transparence. Et ça commence par le « Steckbrief », comprendre la fiche de présentation qui sera transmise outre-Rhin afin que nos petits amis germaniques fassent leur marché. Alors évidemment, la morale voudrait qu’on y soit le plus honnête possible; mais un minimum de réalisme  s’impose parfois : le steckbrief c’est comme un entretien d’embauche : il faut se vendre!

Alors, exit :

ma matière préférée est la … religion!!? Abel !? Je n’ai rien contre nos amis chrétiens et je sais que ton prof de religion est sympa mais je n’ai pas vraiment envie que tu sois choisi par une famille portant croix en bois et sandales de cuir sur pieds nus quelle que soit la météo. On va dire que tu adores les maths.

mes chanteurs préférés sont les groupes des années 70. Abel, je veux bien que tu n’aies pas encore accompli ta conversion rock mais rajoutons à cette proposition, voyons… non, pas « One direction », je ne t’infligerai pas ça mon trésor, mais, pourquoi pas : Queen of the Stone Age et Arctic Monkeys, hum? Il ne faudrait pas qu’un fumeur de cannabis en devenir vienne semer le trouble chez nous quand même!

Abel a  également déclaré aimer les pizzas, les pancakes et les gâteaux au chocolat, mais ça c’était en toute honnêteté ! Allez, d’accord, je remiserai les lentilles et les pois cassés pendant une semaine : le bonheur de mes enfants vaut bien ce petit sacrifice…

Et je vous le dis tout net, ça a intérêt  marcher car les fantômes d’Angela (ma Munichoise de cauchemar) et de son père aux ongles longs recommencent à me hanter.

Je vous tiens au courant!

Et vous, avez-vous eu de terribles expériences de correspondants bizarres?